La Colombie Aujourd’hui : Une Nation Transformée (2016-2026)

Les années qui ont suivi les Accords de Paix historiques de 2016 ont apporté une transformation profonde à la Colombie. Bien que le chemin vers une paix durable continue d’évoluer, le pays est devenu l’une des destinations les plus dynamiques et accueillantes d’Amérique du Sud.

Les Années Duque : Stagnation et Résistance (2018-2022)

L’élection d’Iván Duque en 2018 a marqué un tournant dans la mise en œuvre des Accords de Paix. Avec sa plateforme de « Paix avec Légalité », l’administration Duque a ralenti le rythme des programmes de développement rural et suspendu les négociations avec l’ELN après une attaque contre une académie de police à Bogotá en 2019.

Durant cette période, la mise en œuvre de dispositions clés a connu des retards, particulièrement dans les zones rurales éloignées des circuits touristiques. Cependant, les grandes villes colombiennes ont poursuivi leurs remarquables améliorations en matière de sécurité, et le tourisme a prospéré même si le processus de paix faisait face à des vents contraires politiques.

L’Ère Petro : Paix Totale et Nouvel Élan (2022-Présent)

En 2022, la Colombie a élu son premier président de gauche, Gustavo Petro, ancien membre du mouvement de guérilla M-19 devenu maire de Bogotá. Petro a apporté une nouvelle énergie au processus de paix avec sa stratégie ambitieuse de « Paz Total » (Paix Totale), qui s’attaque à la fois au conflit armé et aux inégalités sociales sous-jacentes qui alimentent la violence.

En novembre 2022, Petro a signé la Loi 418 de Paix Totale, établissant un cadre juridique pour des négociations globales. Cette approche innovante cherche le dialogue non seulement avec les groupes insurgés mais avec tous les acteurs impliqués dans la violence, représentant un changement vers une résolution holistique des conflits.

L’initiative de Paix Totale se concentre sur cinq éléments clés : la mise en œuvre complète de l’accord FARC de 2016, les négociations avec les groupes armés restants, le dialogue sur les questions de trafic de drogue, une réforme rurale globale, et l’investissement dans l’éducation pour la paix et la réconciliation.

Des Progrès Tangibles

Près de 12 000 anciens combattants des FARC ont réussi leur transition vers la vie civile, marquant une réalisation historique. La Juridiction Spéciale pour la Paix (JEP) a commencé à rendre justice aux victimes du conflit, tandis que les programmes de réforme rurale ont apporté la distribution de terres aux communautés qui ont souffert pendant des décennies de violence.

Le plus significatif pour les visiteurs, la transformation de la Colombie a été visible dans ses villes et destinations touristiques. Medellín, autrefois synonyme de violence, est devenu un modèle de renouveau urbain et a accueilli plus d’1 million de visiteurs internationaux en 2024. Bogotá, Carthagène, la Région du Café et la côte caraïbe ont tous connu des améliorations spectaculaires en matière de sécurité et d’infrastructures.

Les Négociations avec l’ELN : Un Processus en Cours

Les pourparlers de paix avec l’ELN, le dernier grand groupe de guérilla du pays, ont suivi un parcours complexe. Les négociations ont repris en novembre 2022 après une pause de trois ans, avec le soutien international de pays comme la Norvège, Cuba et le Venezuela. Un cessez-le-feu historique a été annoncé en 2023, bien que le processus ait connu des revers.

En janvier 2025, le président Petro a temporairement suspendu les négociations suite à des violences dans la région reculée de Catatumbo près de la frontière vénézuélienne—une zone éloignée des itinéraires touristiques établis. Ces négociations continuent d’être un élément important de la stratégie globale de paix de la Colombie.

La Colombie pour les Voyageurs en 2026

La Colombie a accueilli plus de 6,7 millions de touristes internationaux en 2024, un record qui reflète la transformation réussie du pays. Les conflits qui persistent se produisent dans des régions rurales et frontalières reculées qui ne font pas partie des itinéraires touristiques standard. Aucun touriste n’a été tué en raison du conflit armé, et les zones que les visiteurs explorent—de la côte caraïbe à la Région du Café, de Bogotá au joyau colonial de Carthagène—sont sûres et accueillantes.

Les grandes villes disposent d’une police touristique dédiée, d’infrastructures améliorées et de scènes culturelles vibrantes. Medellín a été reconnu internationalement pour son innovation urbaine, tandis que Carthagène continue de charmer les visiteurs avec son architecture coloniale et son atmosphère caribéenne. La Région du Café offre des paysages paisibles et des expériences culturelles authentiques, et des destinations comme le Parc National de Tayrona présentent l’extraordinaire biodiversité de la Colombie.

Le Département d’État américain maintient des avis pour des zones frontalières spécifiques et des zones rurales reculées, mais ces régions sont généralement en dehors des circuits touristiques typiques. Les visiteurs qui suivent les précautions de voyage standard—rester dans les zones touristiques établies, utiliser des transports enregistrés et rester conscients de leur environnement—rapportent systématiquement des expériences positives et sûres.

Une Nation qui Avance

La Colombie d’aujourd’hui représente une remarquable histoire de transformation. Le processus de paix a créé l’espace pour que le pays prospère économiquement et culturellement. Le tourisme est devenu une industrie vitale, générant des emplois et amenant le monde aux portes de la Colombie.

Bien que la mise en œuvre complète des Accords de Paix se poursuive, les progrès réalisés depuis 2016 sont indéniables. La Colombie a construit un système politique plus inclusif, créé des mécanismes pour aborder les inégalités historiques, et démobilisé avec succès la plus grande insurrection de l’hémisphère.

Pour les voyageurs, cela signifie découvrir un pays qui a conservé toute son authenticité—sa chaleur, sa richesse culturelle, sa beauté naturelle—tout en se débarrassant de la violence qui le définissait autrefois. Du rythme de la salsa à Cali aux collines émeraude de Salento, de l’art urbain de la Comuna 13 aux plages immaculées des Caraïbes, la Colombie vous invite à découvrir une nation qui a choisi le dialogue plutôt que le conflit et qui écrit un nouveau chapitre de son histoire.

La communauté internationale continue de soutenir les efforts de paix de la Colombie à travers la Mission de Vérification de l’ONU et d’autres initiatives. Comme le notent les observateurs, l’engagement de la Colombie à résoudre les conflits par le dialogue en fait un modèle pour d’autres pays confrontés à des défis similaires.

Venez découvrir la transformation de la Colombie par vous-même. Le pays qui était autrefois fermé au monde a ouvert ses portes, et l’accueil que vous recevrez reflète l’optimisme d’une nation regardant avec confiance vers l’avenir.

La crise Vénézuélienne et les tensions régionales (Janvier 2026)

Début janvier 2026, le paysage politique régional a subi une transformation dramatique lorsque les forces militaires américaines ont mené l’Opération Absolute Resolve, capturant le président vénézuélien Nicolás Maduro et sa femme Cilia Flores à Caracas. L’opération, qui a impliqué des frappes sur des cibles militaires à travers le nord du Venezuela, a représenté l’intervention militaire américaine la plus importante en Amérique latine depuis l’opération Panama de 1989.

La Réponse de la Colombie

Le président Petro a immédiatement condamné l’action militaire américaine comme une violation de la souveraineté vénézuélienne et du droit international. La Colombie a mobilisé les forces de sécurité le long de sa frontière de 2 219 kilomètres avec le Venezuela, anticipant d’éventuels flux de réfugiés et défis sécuritaires. Le gouvernement colombien a activé une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité Nationale à 3h du matin le 3 janvier pour coordonner la réponse.

Malgré la rhétorique, mi-janvier, les tensions semblaient s’apaiser. Petro a annoncé qu’il se rendrait à la Maison Blanche, marquant une percée diplomatique après ce qui avait été décrit comme le point le plus bas des relations bilatérales depuis plus d’un siècle. Ce changement reflète la reconnaissance par les deux pays de leur interdépendance et de leurs intérêts communs en matière de stabilité régionale.

Impact sur la Colombie et la Région

La Colombie fait maintenant face à des défis importants liés à la situation vénézuélienne. Le pays accueille déjà environ 2,8 millions de migrants et réfugiés vénézuéliens—la plus grande diaspora vénézuélienne au monde. La transition politique incertaine au Venezuela pourrait soit déclencher de nouveaux flux migratoires si l’instabilité augmente, soit potentiellement voir des retours si les conditions s’améliorent.

Le gouvernement intérimaire du Venezuela, dirigé par la présidente par intérim Delcy Rodríguez, tente de maintenir le contrôle tout en faisant face à la pression internationale pour une transition vers une gouvernance démocratique. La situation reste fluide, avec l’orientation politique future du Venezuela encore incertaine.

Qu’est-ce que Cela Signifie pour les Voyageurs en Colombie ?

Malgré ces développements géopolitiques significatifs, les destinations touristiques de la Colombie restent sûres. Les événements au Venezuela se déroulent dans un pays voisin, et les régions frontalières entre la Colombie et le Venezuela où existent des préoccupations sécuritaires sont des zones reculées loin des itinéraires touristiques établis.

Les grandes villes colombiennes—Bogotá, Medellín, Carthagène, Cali—et les destinations touristiques populaires incluant la Région du Café, le Parc National de Tayrona et les zones côtières caribéennes continuent de fonctionner normalement. L’infrastructure touristique reste non affectée, et les vols internationaux et arrangements de voyage se poursuivent sans interruption.

La Colombie a enregistré des chiffres record de touristes en 2024, dépassant 6,7 millions de visiteurs internationaux, et le tourisme continue d’être un secteur économique vital fortement soutenu par le gouvernement. Le pays maintient une police touristique dédiée dans les principales destinations et a beaucoup investi pour assurer la sécurité et la satisfaction des visiteurs.

Les tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Colombie se sont considérablement apaisées, les deux pays reconnaissant leur partenariat de longue date en matière de coopération sécuritaire et d’intérêts économiques partagés. Les citoyens américains continuent de représenter le plus grand groupe de touristes internationaux en Colombie, démontrant la confiance continue dans le pays comme destination de voyage.

Les visiteurs doivent rester informés via les avis de voyage officiels et suivre les pratiques de sécurité de voyage standard. Les zones touristiques bénéficient d’infrastructures de sécurité renforcées, et les situations affectant les régions frontalières avec le Venezuela n’impactent pas la grande majorité des destinations que les visiteurs internationaux explorent.

Alors que la politique régionale évolue, l’engagement de la Colombie envers le tourisme comme pierre angulaire de son économie reste inébranlable. Le pays accueille les voyageurs du monde entier pour découvrir son parcours remarquable et comprendre pourquoi la Colombie est devenue l’une des destinations les plus dynamiques et enrichissantes d’Amérique du Sud.

Colombie, une paix établie

Le 26 août 2016, le gouvernement colombien et la guérilla des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) signent un accord de paix historique mettant fin à l’un des plus anciens conflits armés du monde. Tenues à La Havane (Cuba), les négociations amorcées en 2012 cherchent à tourner la page d’un demi siècle de violence laissant derrière lui plus de 260 000 victimes, près de 7 millions de déplacés et au moins 60 000 disparus.

Pourtant rejetés à une faible majorité par le peuple le 2 octobre, les Accords de Paix sont finalement adoptés « en force » par la voie parlementaire fin novembre. Débute alors pour le pays un processus de post-conflit qui laisse présager une inéluctable amélioration de la situation même si les obstacles à l’installation d’une paix définitive et durable sont encore nombreux.

A l’heure où les 7000 combattants des FARC ont déjà rejoints les campements de démobilisation répartis sur le territoire, et alors qu’une nouvelle table de négociation s’est installée à Quito (Equateur) avec la seconde guérilla du pays, l’ELN (Armée de Libération Nationale), la paix semble peu à peu percer les frondaisons de la jungle colombienne…

Une rétrospective du conflit : entre cycles de violence et négociations avortées

Si pour beaucoup le conflit colombien débute au milieu des années 1960 avec la création des principales guérillas, les avis des historiens divergent, le faisant remonter pour certains dès l’indépendance en 1819. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’en Colombie la violence est certes issue d’affrontements idéologiques et politiques mais qu’elle puise surtout ses racines dans des disparités géographiques, économiques et sociales qui perdurent depuis la colonisation.

Les tensions se cristallisent tout particulièrement en 1948 avec l’assassinat à Bogota d’un leader charismatique libéral, Jorge Eliecer Gaitan, favorable à la mise en œuvre d’une réforme agraire ; la capitale s’embrase alors.

Les affrontements entre libéraux radicaux, les « gaitanistes », et conservateurs se propagent dans tout le pays et ouvrent la sombre période de « La Violencia », une effusion de sang d’une décennie au cours de laquelle plus de 300 000 colombiens perdent la vie. En 1958, le régime autoritaire de Rojas Pinilla (qui fomente un coup d’Etat en 1953) est remplacé par le Front National, une alliance entre les élites libérales et conservatrices qui décident de se partager le pouvoir tous les 4 ans. Entre temps, les dissidents libéraux ont pris le maquis et constituent l’embryon des futures guérillas.

Au cours des années 1960, les différents groupes dissidents et le parti communiste, exclus de toute participation politique, vont se consolider, sur fond de Guerre Froide alors que quelques années auparavant, le régime castriste à Cuba avait donné l’exemple d’une révolution réussie.
En 1964, le bombardement de Marquetalia par les forces gouvernementales, soutenues par les Etats-Unis, marque la naissance d’une guérilla unifiée d’origine paysanne qui prendra en 1966 le nom de Force Armée Révolutionnaire de Colombie (FARC).

Dans le même temps, les guérillas de l’ELN (Armée de Libération Nationale) et de l’EPL (Armée Populaire de Libération) vont se constituer. Le conflit s’envenime alors que d’autres guérillas apparaissent, conjointement à la montée en puissance des narcotrafiquants qui s’organisent en cartels et à l’émergence de groupes paramilitaires.
Ces derniers, véritables milices de mercenaires à la solde des propriétaires terriens et des politiciens corrompus, vont mener « la guerre sale » déclenchant dans tout le pays des opérations de contre-guérillas avec la complicité parfois de l’armée régulière.

 

Dans les années 1980, les premières négociations entamées avec les FARC aboutissent à un cessez-le-feu et à la création de l’Union Patriotique, parti politique de la guérilla. Très vite, ce parti va être décimé par ses opposants, relançant un cycle de violence. Les années 1990 sont marquées par une intensification du conflit malgré la démobilisation d’une guérilla urbaine, le M19.

En 1998, le gouvernement d’Andres Pastrana ouvre à nouveau des négociations avec la première guérilla du pays (une trentaine de milliers de combattants à cette époque) dans la région du Caguan.
Malheureusement, une fois encore les velléités de paix ne débouchent pas sur un accord et les belligérants reprennent les combats. L’arrivée au pouvoir d’Alvaro Uribe en 2002 va marquer un tournant. Certes Uribe va réduire considérablement les effectifs de la guérilla, aidé par le Plan Colombia (aide financière et militaire des USA mise en place en 2000) mais sa politique de la « mano dura » va avoir des répercussions néfastes sur tout le pays.

Les groupes paramilitaires pullulent malgré un accord de démobilisation négocié avec le gouvernement en 2005. Les FARC multiplient les attentats et les enlèvements. L’Etat et l’armée commettent des exactions macabres comme le scandale des « Falsos Positivos » (les Faux Positifs) où des milliers de civils furent revêtis d’uniformes guérilleros pour gonfler les chiffres du maintien de la sécurité. D’autre part, les régions rurales du pays sont gravement touchées, se retrouvant quotidiennement entre deux feux. Les paysans et les peuples indigènes pâtissent des fumigations effectuées par l’armée pour éradiquer les cultures de produits illicites, voyant leur cultures traditionnelles dépérir dans le même temps. La violence se généralise et les civils, de plus en plus touchés, commencent à se structurer en associations de victimes, incarnant le « ras-le-bol » général face à un conflit qui semble sans issue.

 

 

Lorsqu’en 2010, Juan Manuel Santos, ex-ministre de la Défense d’Uribe, se présente aux élections présidentielles, tout le monde s’attend à ce qu’il soit le dirigeant qui mettra en déroute les guérillas mal en point. Pourtant, une analyse fine de la situation amène forcément à considérer que la solution au conflit ne peut être alors militaire étant donnés l’état catastrophique du pays après 8 années de guerre sans merci et les enjeux socioéconomiques qui font le terreau de la contestation (isolement de certaines régions, inégalités économiques criantes, concentration des terres agricoles, etc). Santos, fraîchement élu, l’a compris. Le grand tournant est amorcé secrètement puis officiellement à Oslo où les discussions débutent en 2012 avant d‘être délocalisées à La Havane.

A La Havane, la paix pas à pas

Après la signature d’un Accord Global en 2012 qui fixe les conditions des négociations de paix, un marathon s’engage entre les deux délégations.
Les Accords de paix se concluent en 5 étapes majeures  :

  • Un accord sur une réforme rurale intégrale qui prend en compte les revendications et conditions de vie d’une large partie de la population.
  • Un accord sur la participation politique des FARC, condition essentielle pour la guérilla qui administre de fait certaines parties du territoire où l’Etat a toujours été absent.
  • Un accord sur le remplacement des cultures illicites (coca, marijuana, pavot) et la diminution des trafics, principale source de financement des groupes armés.
  • Un accord sur les victimes et leur intégration au processus de paix selon des principes de vérité, justice et réparation.
  • Un accord sur la fin du conflit qui pose les conditions du cessez-le-feu entre les deux parties et de la démobilisation des FARC.

 

Les Accords de Paix ont été salués à travers le monde comme un exemple de négociation aboutie. Le texte prévoit en effet une quantité de mesures visant à transformer le pays en profondeur. A La Havane, un accent tout particulier à été porté aux victimes, aux minorités et aux femmes notamment, afin de générer un souffle de réconciliation et d’espoir chez les populations les plus vulnérabilisées par la guerre.

Juan Manuel Santos, Prix Nobel de la Paix en 2016, avait fait de la paix son cheval de bataille lors de la campagne pour sa réélection en 2014. Après des années de conflit meurtrier qui avaient paru isoler la Colombie du reste du monde et contribué à construire tout un imaginaire négatif autour du pays, la paix constitue véritablement une opportunité immense à de multiples égards. Depuis quelques années, le pays ne cesse de s’ouvrir et de se développer.

 

Economiquement, tous les voyants sont au vert, et l’économie du pays semble profiter nettement des bienfaits de la diminution de la violence. La majeure partie du territoire a été sécurisée et le tourisme se développe à grande vitesse. Pour autant, la Colombie n’a rien perdu de son authenticité. Courez-y !

Le chemin qu’il reste à parcourir

Comme en témoigne le rejet populaire des Accords de Paix en octobre dernier, la société colombienne reste toujours fortement divisée, notamment par l’opposition agressive du sénateur Uribe (ex-président) à l’égard du gouvernement Santos et de ses velléités de paix. Par ailleurs, les Accords, promesses jetées sur le papier, doivent se convertir en actes pour ne pas générer de frustrations.
Aujourd’hui, pour que la paix s’installe concrètement et puisse perdurer, l’enjeu est de générer un climat favorable à la paix social et à la réduction des inégalités, facteurs de tensions, d’insécurité et d’illégalité. La mémoire et la réconciliation apparaissent enfin comme deux étapes clés, exigeantes mais nécessaires, pour parvenir à panser les plaies du passé et pouvoir penser l’avenir.

Texte d’Eliott Brachet